CritiqueMélodie en sous-sol.Au départ, une commande pour un film de télévision, que l'auteur transfigure en en refaisant la génèse: «Parking» de François Bon. François Bon, PARKING. Minuit, 96 pp., 59 F.14 mars 1996Abonnés
CritiqueEmpêtré dans le salpêtre. Sur fond de camp de concentration, de métaphores sur la mémoire et l'oubli, Yves Ravey a construit un canevas tellement serré qu'il reste sans doute l'un des seuls à pouvoir en saisir le fil. Yves Ravey, ALERTE. Minuit, 128 pp., 129 F.29 févr. 1996Abonnés
CritiqueBiéville de province. Une petite ville écorchée par une plume bien élevée. Clémence de Biéville, L'ÉTÉ DES HANNETONS. Denoël, 240 pp., 98 F.29 févr. 1996Abonnés
CritiqueNe coupez pas. C'est à chaque fois pareil avec Oster, on ne peut le citer que brièvement, alors que c'est un type qui, même au téléphone avec Paul, fait toujours en détail le tour de la question. Christian Oster, PAUL AU TÉLÉPHONE. Minuit, 256 pp., 98 F.8 févr. 1996Abonnés
CritiqueLe fond de l'air est Fred. De son vrai nom Frédéric Othon Aristides, né de parents grecs, le père de Philémon trouve son inspiration dans les nuages et les plafonds. Dans «le Conteur électrique», c'est la télévision qui fait les frais de sa fantaisie. Fred, LE CONTEUR ÉLECTRIQUE. Dargaud, 60 pp., 78 F.25 janv. 1996Abonnés
CritiqueMichon impossibleBrefs, tendus, passés des années au rabot, les textes de Pierre Michon tiennent plus de l'essence du roman que du roman lui-même. Rencontre autour de «la Grande Beune» où s'enracinent, non loin de Lascaux, les grands mythes des origines.18 janv. 1996Abonnés
CritiqueUne vraie vacherie. Par François Morel, l'histoire véridique, pudique et sans voyeurisme aucun, d'un jeune homme transformé en vache: «Meuh!». François Morel, MEUH! Ramsay/Archimbaud, 168 pp., 79 F.11 janv. 1996Abonnés
Prêcheurs d'IslangueJaloux de leur langue comme de leur pays, les Islandais ont conservé depuis mille ans, contre vents, marées et invasions, leur langue dans la glace, en ciselant, progrès oblige, des kyrielles de néologismes. Histoire d'un peuple arrimé à son parler et à son écriture, seuls éléments stables dans un pays où la terre bouge tout le temps.4 janv. 1996Abonnés
CritiqueDu côté du manche.Par Jean-Loup Trassard, la mémoire de ces outils que l'on portait, maintenant remplacés par d'autres qui nous portent. Jean-Loup Trassard, textes et photos, INVENTAIRE DES OUTILS À MAIN DANS UNE FERME et OBJETS DE GRANDE UTILITÉ. Le temps qu'il fait, 80 pp. et 120 pp., 120 F chaque.28 déc. 1995Abonnés
CritiqueUn Robinet qui fuit. Par Miguel Delibes, une intrigue fantastico-policière et semi-autobiographique, avec faux suicide et vrai crime, à la recherche d'un dénommé Robinet. Miguel Delibes, LE FOU, traduit de l'espagnol par Dominique Blanc. Editions Verdier, 96 pp., 65 F.21 déc. 1995Abonnés
CritiqueC'est Crab, docteur? Héros récurrent d'Eric Chevillard, Crab n'a vraiment rien pour lui, ni pour les autres d'ailleurs, hormis pour son lecteur, qui lui trouve tout pour plaire. Eric Chevillard, UN FANTÔME. Minuit, 160 pp., 78 F.30 nov. 1995Abonnés
CritiqueOù sont les femmes? Par Gil Jouanard, une galerie de portraits de seconds couteaux (masculins) de la République des mots que n'aurait pas reniée La Bruyère. Gil Jouanard, PLUTOT QUE D'EN PLEURER. Verdier, 112 pp., 75 F.23 nov. 1995Abonnés
CritiqueJeune femme vue de dos. Par l'Islandaise Steinunn Sigurdardottir, l'histoire d'Alda, qui s'éloigne de son amour, des autres et d'elle-même pour s'en aller vieillir trop vite. Steinunn Sigurdardottir, LE VOLEUR DE VIE, traduit de l'islandais par Régis Boyer. Flammarion, 224 pp., 100 F.16 nov. 1995Abonnés
Alexakis et Makine, un fauteuil pour deux.Ecrits directement en français, «la Langue maternelle» et «le Testament français» voyagent respectivement en Grèce et en Russie.7 nov. 1995Abonnés
CritiquePrêcheur d'Islande. Le professeur Pétursson est chargé par le roi du Danemark, en 1703, de rétablir la justice en Islande. Mais, dans un roman de Gilles Lapouge, une mission peut en cacher une autre. Gilles Lapouge, L'INCENDIE DE COPENHAGUE. Albin Michel, 416 pp., 130 F.26 oct. 1995Abonnés
CritiqueL'arpenteur de l'enfer. Rouquette fut le premier, en 1920, à traverser à pied les terres désolées de l'Islande, «l'Ile d'enfer». Louis-Frédéric Rouquette, L'ILE D'ENFER. Les Editions de Paris, 144 pp., 100 F.26 oct. 1995Abonnés
CritiqueQui lit Picouly?Succès de librairie malgré un point de suspension litigieux, le dernier Daniel Picouly a tout pour séduire les Morvandiaux nés en 1948, et même au-delà.5 oct. 1995Abonnés
CritiqueRévolutions, je vous hais!Par un gamin de 12 ans, l'histoire d'une famille hébétée et vaguement consentante, dans la Yougoslavie d'après-guerre. Bora Cosic, LE RôLE DE MA FAMILLE DANS LA RÉVOLUTION MONDIALE, traduit du serbo-croate par Mireille Robin. Robert Laffont, 168 pp., 119 F.5 oct. 1995Abonnés
CritiqueEchenoz, blondes à part. Sur la piste de Gloire, une de ses «Grandes Blondes» court vêtues d’une poignée d’épithètes, Jean Echenoz s’amuse avec son lecteur comme un chat avec une souris consentante.28 sept. 1995Abonnés
CritiqueBon à tirer. Animateur d'un atelier d'écriture, François Bon a recueilli des concentrés de vies et de mémoires. Histoire d'une jeune morte qui voulait faire un roman de 3 000 pages et laissa 23 feuillets. François Bon, C'ÉTAIT TOUTE UNE VIE. Verdier, 144 pp., 75 F.21 sept. 1995Abonnés
CritiqueAlexakis au bord de l'Homère. Tel un Ulysse en autocar, Vassilis Alexakis revient, en français, se frotter in situ à «la Langue maternelle». Vassilis Alexakis, LA LANGUE MATERNELLE. Fayard, 396 pp., 120 F.14 sept. 1995Abonnés
CritiqueLoin de l'oued. A quoi rêve le conscrit en Algérie tombé dans une embuscade? «L'Orgue de Barbarie» de Bernard Chambaz suspend le temps à l'heure de la dernière heure. Bernard Chambaz, L'ORGUE DE BARBARIE. Seuil, 288 pp., 110 F.7 sept. 1995Abonnés
CritiquePapa popov. Par Jean-Pierre Milovanoff, le portrait d'un père «Russe blanc» aujourd'hui disparu, qui dansait bien le charleston, et pensait que l'abri le plus sûr sur la terre était une conversation entre amis. Jean-Pierre Milovanoff, RUSSE BLANC. Julliard, 192 pp., 109 F.31 août 1995Abonnés
CritiqueLe grand méchant Folco. Pour concocter des romans effrayants et formidables, l'autodidacte Michel Folco bûche comme un forcené. Autour du deuxième tome (sur les quarante prévus) de la saga des familles Tricotin et Pibrac, «Un loup est un loup», CV en dents de scie, parfois grinçantes.Michel Folco, UN LOUP EST UN LOUP. Seuil, 574 pp., 130 F.6 juil. 1995Abonnés
CritiqueA chlore perdu. Comment noyer ses chagrins d'amour et garder la tête hors de l'eau: «le Désir d'Equateur» par Cécile Wajsbrot. Cécile Wajsbrot, LE DÉSIR D'EQUATEUR. Zulma, «Vierge folle», 100 pp., 85 F.29 juin 1995Abonnés
L'amour de la nature Entomologiste lubrique, érotologue de l'escargot, Jean-Pierre Otte a fait «l'Amour au jardin» pour pénétrer la corolle de l'orchidée et y partager la jouissance aveugle d'un faux bourdon.Jean-Pierre Otte, L'AMOUR AU JARDIN. Phébus, 160 pp., 98 F. Jean-Pierre Otte, L'AMOUR AU JARDIN. Phébus, 160 pp., 98 F.22 juin 1995Abonnés
CritiqueTHEATRE. Proche du nô dont il partage l'ancienneté et les acteurs masculins, le kyôgen de la famille Nomura s'affiche à Toulouse pour trois spectacles. Comique japonais au bord de la Garonne.15 juin 1995Abonnés
CritiqueMystères de la francophonie. Facultatif en Belgique, obligatoire en Bolivie dans le secondaire, le français progresse au Luxembourg grâce aux Portugais. Parution de l'«Atlas de la langue française». ATLAS DE LA LANGUE FRANÇAISE, sous la direction de Philippe Roussillon. Bordas, 128 pp., 98 F.15 juin 1995Abonnés
CritiqueFaire mouche. Ici, les mouches parlent russe comme vous et moi, écoutent la radio et fument de la marijuana. Les phalènes sont philosophes et les moustiques ont des attachés-cases: «la Vie des insectes», par Viktor Pelevine. Viktor Pelevine, LA VIE DES INSECTES. Traduit du russe par Galia Ackerman et Pierre Lorrain. Seuil, 192 pp., 110 F.8 juin 1995Abonnés
CritiqueLe mal de mère. Amour, chagrin, deuil et mélancolie: la disparition d'une mère à travers les mots sans enfantillages d'un enfant. «Les Jours perdus», premier roman de Jérôme d'Astier. Jérôme d'Astier, LES JOURS PERDUS. Verdier, 96 pp., 78 F.25 mai 1995Abonnés
PortraitLUCIEN JEUNESSE. Depuis trente ans, sur France Inter, l'animateur cabotin fait rimer le jeu des Mille Francs avec la France profonde. Il entame sa dernière tournée. Et au revoir, si vous le voulez bien...24 mai 1995Abonnés
CritiqueL'homme de verre : ""Les sept couleurs du vent"". Bernard Tirtiaux, LES SEPT COULEURS DU VENT. Denoël, 300 pp., 115 F.13 avr. 1995Abonnés