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Un membre de la France insoumise a-t-il cité une fausse lettre d'Emmanuel Macron durant une conférence de presse?

Francis Parny, membre des «communistes insoumis», est effectivement tombé mardi dans le panneau d'une fake news grossière.

Publié le 07/11/2018 à 7h24

Question posée par T.T le 06/11/2018

Bonjour,

Votre question a été raccourcie, la voici en intégralité : «Un membre de la France insoumise a-t-il réellement cité la fausse lettre d'Emmanuel Macron durant une conférence de presse, comme l'affirme Nordpresse.»

Le site parodique Nordpresse a noté qu'un membre de la France Insoumise, lors d'une conférence de presse tenue hier, était tombé dans le panneau d'une des multiples fakenews qui circulent sur le mouvement du 17 novembre contre le carburant cher, en citant une fausse lettre d'Emmanuel Macron au Procureur de Paris.

Hier, lors de cette conférence de presse de la France insoumise et de l'Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste (APRES), en présence des nouveaux alliés de la FI, Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel, Francis Parny, membre des «communistes insoumis», a effectivement déclaré :

«Libération a publié une lettre du président de la République au procureur de Paris. Il ne faudrait pas non plus que ce type de mouvement, pour une grande part citoyen, soit l’objet d’une répression. La criminalisation d’une certaine manière, de positions que représente la France insoumise, c’est déjà un pas extraordinaire vers un régime hyper-autoritaire, si demain en plus on veut fermer la bouche des citoyens quand ils trouvent leur propre forme d’organisation et d’expression, il y a quelque chose qui est dangereux pour notre démocratie.»

Problème : la lettre en question a bien été publiée sur le site de Libé, ce dimanche… mais dans un ensemble sur les fake news qui circulent au sujet du mouvement du 17 novembre.

Dans ce faux courrier, truffé de fautes d'orthographe et dont l'Elysée nous a confirmé l'inauthenticité, Emmanuel Macron enjoint le procureur de «prendre toutes les mesures nécessaires» afin que les «agitateurs ne puissent nuire au bon fonctionnement de la république», sans écarter «l'usage de la force». Et de conclure : «la dissolution de ce mouvement naissant doit être notre priorité, l'extrême droite doit rester où est sa place : dans les campagnes.»

Ce faux évident a pourtant trompé Francis Parny, générant cette situation ubuesque : c'est en se basant sur un article de Checknews corrigeant des fake news qu'un membre de la FI a pris cette fausse lettre pour une vraie, avant d'être repéré par Nordpresse, célèbre producteur de fake news.

Cordialement

Pour aller plus loin :

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