Question posée par Marion le 08/02/2019
Bonjour,
C'est effectivement un point méconnu. Plusieurs années avant le mouvement né à l'automne 2018, les «gilets jaunes» avaient effectivement désigné un mouvement social, créé en février 2013, et luttant contre la réforme des rythmes scolaires de Vincent Peillon.
Ce mouvement, qui se définissait (déjà) comme «sans étiquette», regroupait les personnes contre cette réforme, comme on le lit sur cette capture d'un site «giletsjaunes.com» en 2015.
On trouve aussi des traces du mouvement sur Facebook.
Un article du monde daté de septembre 2014 décrivait par ailleurs les gilets jaunes de l'époque, avec des mots qu'on pourrait utiliser aujourd'hui pour qualifier le mouvement actuel:
«Ce mouvement, qui se présente comme «apolitique» et «asyndical», même s'il dispose de relais auprès des maires, n'a jamais fait dans la demi-mesure. Il a promis, avec le retour à la semaine de quatre jours et demi, un <em>« cataclysme pour septembre 2014 »</em> et même <em>«la mort de l'éducation nationale ».</em> Il a appelé le gouvernement à <em>«arrêter le massacre ».</em> Lui a promis, avant l'été, une <em>«rentrée mouvementée» </em>avec occupation d'écoles et boycott des mercredis de classe.
Plus loin, les auteurs de l'article ajoutaient :
«Il y a une forme de jusqu'au-boutisme teinté de désespoir dans les appels lancés par les Gilets jaunes, partisans du retour à la semaine de quatre jours.<em>»</em>
Le même article précisait que le mouvement des gilets jaunes avait même été créé en février 2013, par une femme trentenaire. Après quelques années de combat, il a fini par décliner.
Jusqu'à ce qu'un nouveau mouvement, d'une autre ampleur, et n'ayant rien à voir avec le premier, ne récupère le nom et le symbole des gilets jaunes.
Cordialement




