«1 J'aime = 2 euros, 1 commentaire = 4 euros, 1 partage = 8 euros.» À en croire ce post Facebook, il suffit d'un clic pour aider un «petit bébé [qui] a le cancer et [qui] a besoin d'argent pour être opéré». Et ça marche : la photo, publiée fin janvier, cumule 5 000 commentaires, 10 000 «likes» et plus de 50 000 partages.
La publication ne donne pourtant aucune information sur l'enfant en question. Et pour cause : une simple recherche d'image inversée permet de constater qu'il s'agit d'une photo libre de droit, récupérée dans une banque d'images. Elle est utilisée sur des sites du monde entier pour illustrer des articles sur les enfants à l'hôpital depuis au moins 2011.
Facebook n’a par ailleurs jamais créé de campagne de dons basée sur les partages ou les «J’aime» d’une publication. En revanche, ce n’est pas la première fois que des pages profitent de la crédulité et de la pitié des internautes pour engranger des likes.
En 2011, une publication américaine approchait ainsi des 200 000 partages en assurant que Facebook verserait «45 cents» à un enfant battu. En 2015, en France, des internautes promettaient que le réseau social «verserait 3 centimes à chaque fois que quelqu'un publiera l'image» d'un bébé atteint d'une tumeur. Seuls les montants et le cas utilisé changent, mais le principe reste le même. Et c'est toujours aussi faux.
(1) Pour lutter contre les «fake news», Facebook a mis au point un partenariat avec cinq fact-checkers français (dont Libération). Des articles très partagés sur les réseaux sociaux et signalés par des utilisateurs sont vérifiés par les médias français.




