Question posée par Théodore le 14/09/2019
Bonjour,
Vous nous interrogez sur les propos tenus par Christophe Josse, qui commentait samedi 14 septembre le match PSG-Strasbourg sur BeIN Sports. Comme l'ont noté plusieurs internautes sur Twitter, celui-ci a affirmé, à l'antenne, que si un arbitre changeait de décision après avoir consulté le VAR (arbitrage vidéo), la note qui lui était attribuée à la fin du match était dévaluée. Laissant entendre que cela ne poussait peut-être pas les arbitres à utiliser cette technologie dans les meilleures conditions.
Contactée par CheckNews, une source proche des arbitres – qui de leur côté ne sont pas autorisés à s’exprimer sur le sujet – assure que Christophe Josse dit la vérité.
«A chaque match, les arbitres sont observés par d'anciens arbitres qui viennent les superviser, et les noter», développe-t-il. Sur quels critères sont basées ces notes ? «Les décisions prises par l'arbitre au cours du match, l'application des lois du jeu, son déplacement, sa gestion du match, sa gestion des temps forts, des temps faibles, etc.», répond la même source, qui a voulu rester anonyme car non habilitée à répondre, en temps normal, à ces questions.
Première chose, donc : les arbitres sont bel et bien notés à la fin de chaque match. En fonction de ces notes, un classement des arbitres est ainsi établi chaque saison. Comme pour les clubs de football, les derniers du classement sont relégués en division inférieure à la fin de la saison (et les premiers de la division inférieure montent en division supérieure). Les notes qu’ils reçoivent à la fin de chaque match sont donc déterminantes dans leur carrière.
«Double dévaluation»
Quel impact a le VAR dans l’attribution de cette note ? Toujours selon notre source, l’utilisation ou non du VAR a bien un impact sur la note de l’arbitre central à la fin du match. Et il n’est jamais positif.
Cas pratique : un accrochage a lieu entre deux joueurs dans la surface de réparation, l’arbitre central ne siffle pas faute, mais l’arbitre vidéo lui indique que les images semblent montrer le contraire. Dans ce cas-là, si l’arbitre consulte la vidéo et change de décision, sa note finale sera dévaluée car il n’aura pas vu, dans un premier temps et dans le feu de l’action, la faute initiale.
Circonstance aggravante possible : si l'arbitre central choisit, sur conseil de l'arbitre vidéo, d'aller consulter le VAR pour finalement maintenir sa décision alors qu'il y avait vraiment penalty, il subira une «double dévaluation», difficile à transcrire en termes mathématiques car beaucoup de critères entrent en jeu, mais de fait plus importante que la simple dévaluation.
Contactée par CheckNews, la Fédération française de football n'a, pour l'heure, pas répondu à nos questions.
Bien cordialement




