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Covid-19 : pourquoi le variant détecté au Japon préoccupe-t-il la communauté scientifique ?

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Bien qu’il n’ait été identifié que chez quatre personnes, ce variant du Sars-CoV-2 présente des mutations soupçonnées d’augmenter sa contagiosité, mais aussi sa résistance à certains des anticorps développés par les anciens malades du Covid-19.

Le carrefour iconique du quartier de Shibuya, à Tokyo, le 8 janvier. (Photo Philip Fong. AFP)
Publié le 12/01/2021 à 17h45

Les autorités sanitaires japonaises ont communiqué lundi sur un variant du virus, détecté le 6 janvier chez deux adultes et deux adolescents arrivés quatre jours plus tôt sur le territoire, en provenance de la région d'Amazonas, dans le nord-ouest du Brésil.

L'information pourrait sembler anodine. Le virus mute lentement, mais sans cesse, et l'on compte déjà plus de 12 000 mutations identifiées depuis un an. Au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, deux variants (baptisés respectivement B117 et B1351) ont attiré l'attention en raison du très grand nombre de personnes qui s'en sont rapidement trouvées porteuses. Une situation apparemment sans commune mesure avec la détection de quatre cas au Japon.

Des anticorps dix fois moins sensibles à ce variant

Pourtant, ces deux variants prolifiques possèdent un point commun : une mutation (N501Y), apparue de façon indépendante dans ces deux régions du monde, qui modifie légèrement la protéine «spike» par laquelle le virus s'arrime aux cellules, avec un effet vraisemblable sur sa capacité à les infecter. Or, le variant détecté sur le sol japonais présente lui aussi cette mutation N501Y.

Il est à noter que, selon

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