Pourtant tenue légalement de publier avant le 19 décembre l’intégralité des documents liés à l’affaire Epstein entre les mains des services fédéraux, le département américain de la Justice (DOJ) relâche les documents au compte-goutte. Beaucoup des fichiers diffusés sont largement caviardés, ce qu’autorise la loi à plusieurs conditions. Premièrement, que le procédé ne concerne que les noms ou les visages de victimes potentielles ou identifiées, la pornographie infantile, des scènes violentes ou des éléments dont la publication mettrait en péril des enquêtes en cours. Deuxièmement, que les raisons de la censure soient, dans chaque cas, communiquées au Congrès.
Avec un sens certain de la mise en scène, l’ordre dans lequel les photos rendues publiques ont été numérotées met rapidement sous les yeux des scrutateurs des images montrant… l’ex-président Bill Clinton. Clinton au jacuzzi, Clinton avec Epstein et d’autres personnalités… Et, souvent, des visages censurés. Or, il est aisé de




