Le 30 octobre, après avoir ignoré un premier avertissement citoyen envoyé six jours plus tôt, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est alertée par la rédaction de 60 millions de consommateurs de la présence, sur le site français de l’enseigne chinoise de vente en ligne Shein, de poupées sexuelles aux allures d’enfants. Mesurant de 80 à 120 centimètres, soit les tailles d’enfants de 2 à 7 ans, ces produits importés de Chine et vendus pour quelques centaines d’euros, affichent des visages poupons, des corps prépubères et des poses suggestives.
Deux jours plus tard, après vérification, l’administration saisit le procureur de la République pour signaler ces produits. Prise de panique, la plateforme supprime les annonces, suspend ses rubriques pour adultes et promet de livrer les noms des acheteurs à la justice. Objectif : limiter la casse avant l’ouverture, déjà controversée, de sa première boutique physique dans les allées du




