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Dissolution : les Français établis à l’étranger pourront-ils voter par Internet aux législatives du 30 juin et 7 juillet ?

Le décret encadrant les élections législatives, convoquées après la dissolution de l’Assemblée nationale, prévoit bien la mise en place du vote électronique pour les Français expatriés.

Le vote électronique devrait être rendu possible du 25 au 27 juin et du 2 au 4 juillet pour les Français établis hors de France. (Raphaelle Trecco/Agence 1h23)
Publié le 11/06/2024 à 10h40

Lors des élections législatives de juin 2022, les Français de l’étranger avaient pu voter par Internet pour désigner leurs onze députés. Cette méthode réservée uniquement aux scrutins législatifs et consulaires avait pour but de faciliter l’expression des 1,7 million de Français inscrits hors de France. Elle avait ainsi fait élire neuf députés proches de la majorité (sept députés Renaissance, un Modem et un député sans étiquette mais apparenté à Renaissance), un député Génération·s et le député Les Républicains, Meyer Habib, sans doute le plus connu de tous.

En annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue d’élections dès le 30 juin, le ministère de l’intérieur aura-t-il le temps d’organiser de nouveau le vote électronique pour les expatriés français ?

Comme l’a souligné l’ambassadeur de France en Suède sur le réseau social X (anciennement Twitter), le décret n°2024-527 du 9 juin 2024 portant convocation des électeurs pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, qui auront lieu les 30 juin et 7 juillet dispose que «par dérogation aux articles R. 176-3-8 et R. 176-3-10 du code électoral, le vote par voie électronique pour l’élection des députés des Français établis hors de France est ouvert le mardi précédant la date du scrutin, à 12 heures, et clos le jeudi précédant le scrutin, à 12 heures».

Selon ce décret, le vote électronique devrait donc pouvoir être rendu possible du 25 au 27 juin et du 2 au 4 juillet pour les Français établis hors de France lors de ces législatives anticipées. Interrogé sur la mise en place de ce dispositif, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à notre sollicitation.

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