La Meurthe-et-Moselle, oubliée des autorités sanitaires ? Le département de la région Grand Est se trouve en effet dans une situation paradoxale : il a, à la fois plus, de variants sud-africain et brésilien que le reste de la population tout en ayant aussi, à ce jour, utilisé davantage AstraZeneca que dans le reste du territoire, dont l’efficacité est pourtant réduite face à ces variants.
Depuis quelques jours, c’est surtout de la Moselle dont on parle. Le 9 avril, la Haute Autorité de santé (HAS) préconise de privilégier les vaccins à ARN messagers (soit Pfizer et Moderna) dans le département. La raison ? La forte circulation dans le département des variants sud-africain et brésilien, sur lesquels le vaccin AstraZeneca a une efficacité réduite. Selon le bulletin épidémiologique de Santé publique France publié la veille de l’avis, le 8 avril, les variants sud-africain et brésilien représentaient 30,4% des tests PCR criblés en Moselle, contre 4% en moyenne sur le territoire hexagonal (et 14,2 % en Meurthe-et-Moselle).
«Choix empirique»
Comme nous l’écrivions, les autorités, avant l’avis de la HAS, avaient déjà décidé de privilégier les vaccins Pfizer et Moderna en Moselle. Ainsi, au 11 avril, 22% des personnes ayant reçu au moins une injection en Moselle avaien




