A l’inverse des manifestations organisées ce lundi en soutien au régime, les démonstrations de force des opposants, entamées le 28 décembre par des commerçants protestant contre la vie chère, continuent de faire l’objet d’une intense répression. Face à ceux qu’il qualifie de «terroristes», accusés d’être soutenus par les Etats-Unis et Israël, le gouvernement répond par la force, n’hésitant pas, depuis plusieurs jours, à tirer sur la foule.
Au quinzième jour de la mobilisation, aucun bilan humain exhaustif n’a toutefois pu être établi. Un travail rendu difficile par la coupure volontaire de l’accès à Internet par Téhéran, rendant impossible une grande partie des communications. Les chiffres de plusieurs organisations ont néanmoins circulé, s’appuyant sur des décès étayés.
544 morts confirmées
Lundi 12 janvier, l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, a confirmé la mort de 648 manifestants, qualifiant la réponse du pouvoir iranien de «massacre». Avant d’ajouter que «des informations non vérifiées indiquent qu’au moins plusieurs centaines, voire plus de 2 000 personnes selon certaines sources, a




