Question posée sur Twitter, le 8 décembre.
Bonjour,
Votre question porte sur le meeting d’Eric Zemmour, qui s’est tenu dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Et plus précisément sur les incidents qui se sont déroulés en amont du discours et en marge du palais des expositions. Vous nous demandez notamment de vérifier l’information du journal Valeurs actuelles, qui affirmait, le jour même, que les forces de l’ordre avaient dû «repousser des militants venus “saboter” le meeting». Plus loin dans l’article, une source policière notait que, «avant même le début du discours, 39 personnes avaient déjà été interpellées pour attroupement armé, dont 11 avec cocktails Molotov et des bouteilles d’acide».
Il y a bien eu un nombre important d’interpellations aux alentours du meeting ce jour-là. Ainsi, dès le lendemain, le parquet de Bobigny faisait le point par communiqué et annonçait un total de 62 gardes à vue. Parmi elles, «58 ont été prises à la suite d’interpellations intervenues en marge et avant le meeting, pour des infractions de participation à un attroupement armé en vue de commettre des violences ou dégradations, d’outrages ou de rébellion». Le jour même, «à la suite de l’analyse faite par le parquet des conditions d’interpellations, de la régularité des procédures ou des éléments de preuve, 52 gardes à vue ont été levées». Les dossiers ont toutefois été transmis au parquet pour un examen approfondi sur la suite à leur donner. Restent donc, lundi, six gardes à vue, qui seront levées le lendemain. Là aussi, le procureur indique que «la procédure a été transmise au parquet pour appréciation des suites à donner».
«Un cocktail Molotov et des engins fumigènes»
Concernant l’attirail confisqué, on en retrouve trace, dès dimanche, dans la plainte déposée par l’équipe de campagne de Zemmour, suite au geste brutal effectué à son encontre par un jeune homme du public, juste au moment de son entrée dans la salle. Dans son procès-verbal, que CheckNews a pu consulter, Albéric Dumont (chargé de la sécurité de la campagne), précise : «La journée a été rythmée par les intrusions et les perturbations, […] de nombreuses armes telles que des barres de fer, des pierres, un Taser et des engins incendiaires ont été retrouvés par nos équipes au sein et aux abords de la salle de meeting.»
Par ailleurs, mardi, le média Livre noir, spécialisé dans l’interview de figures de droite et d’extrême droite, publie une vidéo sous forme «d’enquête sur le dispositif de sécurité du candidat Zemmour». Y est diffusée une photo, où l’on aperçoit des barres de fer, des pavés, des cutters, une paire de ciseaux et ce qui ressemble à des engins fumigènes. Un badge portant la mention de «sécurité Paris Villepinte Eric Zemmour», en date du 5 décembre, semble attester que cette photo a bien été prise ce jour-là. Le commentaire indique : «Des dizaines d’individus sont arrêtés, des armes, telles que des bombes lacrymogènes, des cocktails Molotov, des barres de fer, des couteaux et des pavés sont confisqués.»
Sollicité, le parquet de Bobigny n’a pas détaillé les objets effectivement confisqués auprès des personnes interpellées en marge du meeting. Néanmoins, auprès de CheckNews, une source police confirme qu’il «a bien été écarté un cocktail Molotov et des engins fumigènes». Sans mentionner toutefois la présence de bouteilles d’acide.




