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Est-il vrai que la Russie n’est plus en capacité d’envoyer des cosmonautes dans l’espace ?

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La seule aire de lancement russe susceptible d’accueillir des fusées Soyouz adaptées aux vols habités, située à Baïkonour au Kazakhstan, a subi des dommages d’ampleur indéterminée lors du décollage de la mission MS-28 vers l’ISS, jeudi 27 novembre.

Lors du décollage de la mission MS-28 vers l’ISS, jeudi 27 novembre 2025, à Baïkonour au Kazakhstan. (Pavel Mikheyev/Reuters)
Publié le 28/11/2025 à 21h05

L’agence spatiale russe Roscosmos a fait état de «dommage sur plusieurs éléments» sur l’aire de décollage de la fusée Soyouz qui a emporté, jeudi 27 novembre, un équipage russo-américain vers la Station spatiale internationale (ISS) depuis Baïkonour, au Kazakhstan. Des images du site, diffusées en direct par l’agence mais non commentées depuis, font craindre des dégâts d’ampleur.

Selon divers spécialistes de l’aérospatiale relayés par la presse internationale, ces images montrent en effet, sous le pas de tir, un débris massif. Son profil ressemble fortement à la plateforme mobile intégrée au pas de tir qui permet, en temps normal, d’effectuer des opérations de maintenance indispensable sous la fusée. Cette plateforme est censée être complètement rétractée avant la mise à feu.

Des images diffusées par Roscosmos à la toute fin d’un live

Le lancement de la mission MS-28 a été retransmis en direct sur Internet, sur des plateformes anglophones et russophones. Les images diffusées durant les dernières secondes du compte à rebours ne laissent pas supposer que la plateforme soit toujours en place. A 12 h 27 heure locale, les flammes et les gaz se dispersent dans l’immense fosse sous le site, tandis que le Soyouz s’élève dans le ciel… Dans l’un des flux vidéos disponibles en ligne, des ingénieurs s’approchent de la rambarde de sécurité de la plateforme

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