Sur 200 personnes résidant en France, il y a en moyenne au moins une d’entre elles dont le nom, le numéro de Sécurité sociale, l’adresse et le téléphone apparaissent dans la base de données qui a fuité il y a quelques jours en ligne. Surtout si elle habite dans le quart nord-ouest de la France. Notre enquête révèle que cette fuite massive et inédite est probablement survenue lors de la migration de données depuis un logiciel servant à la saisie de données médico-administratives par des laboratoires de biologie médicale.
A lire notre enquête
A chacune des quelque 480 000 lignes de ce fichier figure donc un patient, avec des données personnelles, et parfois des commentaires liés à sa santé. Très souvent, la ligne comprend aussi des informations sur le professionnel de santé qui a effectué le prélèvement. Et, presque systématiquement, on peut connaître le médecin – généraliste ou spécialiste – qui a prescrit cet examen.
A partir des codes postaux figurant dans les adresses de ces médecins, on peut dessiner une carte des départements les plus touchés. De très loin, le Morbihan est le plus concerné : sur l’ensemble des codes postaux de médecins prescripteurs, 36% commencent par 56. Viennent ensuite le Loiret (22%) et l’Eure (plus de 20%). Suivent, assez loin derrière, les Côtes-d’Armor (6%), l’Ille-et-Vilaine (près de 6 %) et enfin le Loir-et-Cher (plus de 3%).
Ensemble, ces 6 départements comptent pour plus de 93% de l’ensemble des codes postaux de médecins prescripteurs. Nous l’avons résumé dans la ca




