«Comme vous l’avez peut-être appris dans les médias, un fichier contenant des informations sur plusieurs milliers de patients de différents laboratoires de biologie médicale de la région nord-ouest a fait l’objet d’un vol et a été diffusé sur Internet. […] Après vérification, nous sommes au regret de vous informer que des données vous concernant figurent dans le fichier dérobé.» C’est par ces lignes que commence le courrier envoyé par Cerballiance Eure à l’un de ses patients qui essayait depuis des jours de savoir s’il figurait dans le fameux «fichier dérobé». Cerballiance est l’un des groupements de laboratoires – aux côtés de Bioalliance, Biopole, Laborizon et Océalab – touchés par la récente fuite de données confidentielles de santé, révélée par Libération.
Vingt-huit laboratoires touchés
Au total, plus de 480 000 patients ayant effectué des prélèvements, principalement dans des labos du quart nord-ouest de la France, entre 2015 et 2020, sont concernés. D’après notre enquête, la fuite pourrait être liée à des migrations depuis un logiciel utilisé par ce




