A qui la faute ? Alors que les comptes de la France accusent un déficit public dépassant les 6 % du PIB cette année, et que la dette atteint 110 % de la richesse nationale, plusieurs commentateurs tentent d’en établir la cause. Et, ce faisant, d’apporter des solutions. Après une première séquence dirigée contre les retraités, accusés – à tort – de profiter d’un niveau de vie supérieur aux actifs, la question du temps de travail semble prendre la relève comme bouc émissaire.
«Globalement, le sujet en France est qu’on ne travaille pas assez, expliquait le 7 octobre aux Echos l’ancien ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Donc, je le répète, la bonne réponse n’est pas d’augmenter les impôts, mais de travailler plus. Si on avait le taux d’emploi de l’Allemagne, nous n’aurions pas les difficultés des finances publiques de la France». Et de proposer «la suppression d’un deuxième jour férié dans le public comme dans le privé», et de «mettre fin définitivement aux 35 heures».




