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Labellisation des médias : le serpent de mer de l’exécutif et la méfiance de la profession

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Le souhait d’Emmanuel Macron de favoriser un label pour les médias, formulé fin novembre devant les lecteurs de la presse quotidienne régionale, ravive un débat ancien, entre méfiance de la profession et tentatives de régulation souvent contestées.

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) s'adresse à quelques lecteurs du quotidien «la Voix du Nord» lors d'une réunion à Arras, dans le nord de la France, le 19 novembre 2025. (Francois Lo Presti/AFP)
Publié le 02/12/2025 à 18h58

En tournée face aux lecteurs du groupe Ebra, Emmanuel Macron s’est dit prêt, le 28 novembre à Mirecourt (Vosges), à «tout faire pour que soit mis en place un label» distinguant les sites d’informations de ceux qui n’en font pas. Anticipant les critiques, le Président a pris le soin d’assurer que «ce n’est pas l’Etat qui doit vérifier […], [mais] il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs qu’eux ont vérifié avec une déontologie dont ils sont les garants entre eux». Et de citer en exemple la Journalism Trust Initiative (JTI), portée par Reporters sans frontières (RSF) comme un modèle déjà adopté par certains titres de la presse quotidienne régionale.

Cette précaution n’a empêché ni les procès en «ministère de la vérité», venus à la fois de certains opposants politiques et des plateaux de CNews, ni la méfiance de la profession, réticente dès que l’exécutif approche d’un peu trop près la régulation, voire le classement des médias.

Lutte contre la désinformation

L’intérêt de Macron pour la labellisation n’est pas nouveau. Depuis son arrivée au pouvoir, il a multiplié les i

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