En tournée face aux lecteurs du groupe Ebra, Emmanuel Macron s’est dit prêt, le 28 novembre à Mirecourt (Vosges), à «tout faire pour que soit mis en place un label» distinguant les sites d’informations de ceux qui n’en font pas. Anticipant les critiques, le Président a pris le soin d’assurer que «ce n’est pas l’Etat qui doit vérifier […], [mais] il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs qu’eux ont vérifié avec une déontologie dont ils sont les garants entre eux». Et de citer en exemple la Journalism Trust Initiative (JTI), portée par Reporters sans frontières (RSF) comme un modèle déjà adopté par certains titres de la presse quotidienne régionale.
Cette précaution n’a empêché ni les procès en «ministère de la vérité», venus à la fois de certains opposants politiques et des plateaux de CNews, ni la méfiance de la profession, réticente dès que l’exécutif approche d’un peu trop près la régulation, voire le classement des médias.
Lutte contre la désinformation
L’intérêt de Macron pour la labellisation n’est pas nouveau. Depuis son arrivée au pouvoir, il a multiplié les i




