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L’ivermectine a-t-elle fait ses preuves contre le Covid-19 ?

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Plusieurs états, dont l’Inde, ont arrêté de promouvoir cette thérapie en laquelle ils avaient fondé de grands espoirs, sur la foi de travaux frauduleux ou de faible qualité. Car l’intérêt clinique de l’ivermectine n’est toujours pas établi.

A box of the drug Ivermectine, made by Biogaran, is pictured on the counter of a pharmacy, as the spread of the coronavirus disease (COVID-19) continues, in Paris, France, April 28, 2020. REUTERS/Benoit Tessier (Benoît Tessier/REUTERS)
Publié le 23/07/2021 à 7h51
Question posée le 15/07/2021,

Bonjour,

Vous nous interrogez sur l’évolution des connaissances scientifiques sur l’ivermectine, sept mois après un premier article du service CheckNews sur le sujet.

Un engouement né sur des bases fragiles

Comme nous l’expliquions en décembre, cette piste thérapeutique a été lancée par une étude australienne publiée au début du mois d’avril 2020, évaluant les effets in vitro (en éprouvette) de l’ivermectine contre l’infection de cellules rénales de macaques. Ces résultats encourageants ne préjugeaient toutefois pas de l’efficacité de la molécule sur des cellules humaines, ni ne garantissaient un succès in vivo. De fait, les concentrations utilisées in vitro apparaissaient bien plus élevées que celles considérées comme sûres et bien tolérées chez l’humain.

Le même mois, deux articles très favorables à ce médicament ont été mis en ligne sur des sites de prépublication d’études scientifiques. Cités dans la veille scientifique de l’Organisation panaméricaine de la santé (Paho)

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