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L’OID, ce fumeux «observatoire» de l’immigration qui façonne les discours de la droite et des médias Bolloré

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L’Observatoire de l’immigration et de la démographie s’est imposé dans le débat public, grâce à ses relais au Parlement et dans les médias. En dépit de travaux biaisés et peu rigoureux, selon les experts.

Aux «Etats généraux de l'immigration» du Rassemblement national et du néo-mouvement RPR, à Paris, le 26 mars 2024. (Denis Allard/Libération)
Publié le 11/09/2025 à 7h55

«Observatoire de l’immigration et de la démographie.» L’intitulé en impose, sonne comme un gage de sérieux. Mais il ne faut pas s’y méprendre : cet autoproclamé «observatoire» n’a pas grand-chose à voir avec un centre de recherche ou d’observation statistique. Il s’agit en fait d’un think tank – laboratoire d’idées en bon français –, une structure qui formule des propositions à l’attention du personnel politique, et intervient dans le débat public. Dans le cas de l’OID, les recommandations ont le mérite de la clarté : un contrôle strict des flux migratoires. Sans se dire ouvertement anti-immigration, l’OID nourrit ostensiblement les discours de la droite et l’extrême droite, à qui il procure des arguments recouverts d’un vernis scientifique.

Fondé en 2020 seulement, l’OID a rapidement gagné en influence. Au point de peser directement sur le travail législatif, comme

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