Après un mois d’inquiétudes, l’ampleur de la fuite de données au sein de la Fédération française de tir (FFTir) se précise. Selon les informations recueillies par CheckNews auprès du parquet de Paris, le piratage survenu le week-end du 18-19 octobre dans le système informatique de l’organisation, «par la compromission d’un compte interne», concerne les informations personnelles de 250 000 adhérents et de 750 000 anciens adhérents (dont certains sont sans doute décédés). Avec, comme première conséquence, la multiplication des cambriolages ou tentatives de vol d’armes depuis début novembre aux domiciles de licenciés de la fédération, par exemple à Nice, Limoges ou Paris. «Ces données ont été utilisées pour commettre des vols par effraction ou par usage de fausse qualité au cours desquels des armes ont été notamment dérobées», confirme le parquet.
CheckNews, de son côté, a constaté sur un forum illégal en ligne qu’un utilisateur proposait à la vente, depuis début novembre, une base de données qu’il présente comme issue de ce piratage. Pour prouver qu’il détient réellement ces informations, il en a publié un échantillon, une pratique courante sur ce genre de plateforme. Apparaissent ainsi plusieurs dizaines d’entrées avec notamment des noms, dates de naissance, adresses mail, numéros de téléphone, adresses physiques, numéros de licence et dates des dernières adhésions, parfois anciennes.
De véritables licenciés, actuels ou anciens
Ces données sont-elles authentiques ? CheckNews a tenté de




