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Que sait-on des faux signaux radio, faisant croire à des mouvements de bateaux de l’Otan ?

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De faux signaux de transpondeurs maritimes se font passer pour des navires militaires de l’Otan, et plus récemment pour un bâtiment français. Le risque opérationnel est limité, mais la désinformation que cela suscite pose problème.

Le destroyer britannique «HMS Defender» au large de la Crimée, le 23 juin. (Russian Defense Ministry/AP)
Publié le 19/08/2021 à 16h16
Question posée sur Twitter.

C’est un jeu trouble mené dans les eaux européennes. Le 17 septembre dernier, les sites spécialisés dans le suivi du trafic maritime montrent le porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth en direction de la mer d’Irlande, accompagné d’une escorte de bâtiments militaires anglais, hollandais et belges. Pourtant, aucun de ces navires de guerre n’est alors réellement à ces coordonnés. Les images satellites de la zone prises à ce moment-là ne montrent aucune trace de la flottille, et différents articles rapportent que les bâtiments sont en réalité éparpillés entre différents ports.

Cet exemple de bateaux militaires «fantômes» n’est pas un cas isolé. Bjorn Bergman est analyste de données pour SkyTruth et Global Fishing Watch, deux ONG environnementales. Il s’intéresse aux faux signaux de bateaux dans le secteur de la pêche depuis plusieurs années. C’est lui qui a découvert la supercherie, qu’il expose dans un article repéré par le magazine américain Wired : «Mon enquête a commencé quand on m’a envoyé un article suédois sur des exemples de faux signaux, démentis par la marine suédoise. Neuf navires militaires suédois ont eu leurs positions partagées comme si une manœuvre avait lieu, alors que ce n’était pas le cas», raconte Bjorn Bergman.

Des fausses données, réalistes et plausibles

Les signaux en

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