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Que sait-on du «Marinera», ce pétrolier russe saisi par les Etats-Unis au large de l’Islande ?

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Accusé de rompre le blocus visant les pétroliers au Venezuela, le navire avait tenté d’échapper, ces derniers jours, aux gardes-côtes américains pour rejoindre, en vain, la Russie.

Le pétrolier «Bella 1» dans le détroit de Singapour, le 18 mars 2025. (Hakon Rimmereid/REUTERS)
Publié le 07/01/2026 à 17h57

Fin de cavale pour le Marinera. Accusé de financer le régime de Téhéran, ce pétrolier battant pavillon russe a été intercepté ce matin au large de l’Islande, selon l’armée américaine. Il fait désormais route vers les côtes européennes. Après avoir transité, ces derniers mois, entre l’Iran et les Caraïbes, où il a dû faire demi-tour face aux forces états-uniennes, il se dirigeait depuis plusieurs jours vers la Russie.

Construit en 2002, ce navire long de 330 mètres s’est d’abord appelé Overseas Mulan, avant d’être plus connu sous le nom de Bella 1. C’est sous cette appellation qu’il a été placé sous sanctions, en juin 2024, par le Trésor américain. Il était mis en cause, avec un autre navire, «pour [son] rôle dans le transport de cargaisons sanctionnées» et pour avoir financé, par le biais du Hezbollah, les forces Al-Qods, une unité d’élite des Gardiens de la révolution iraniens, d’après Washington. C’est donc au titre de la lutte contre le financement du terrorisme que les Etats-Unis ont saisi le Marinera,

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