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Reconnaissance faciale, tracking GPS, fichage massif : la police anti-immigration de Trump se gave d’outils de surveillance inquiétants

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Depuis le retour du milliardaire à la Maison Blanche, l’agence fédérale ICE a multiplié les achats d’outils de repérage et de fichage des habitants aux Etats-Unis, dans une certaine opacité juridique.

Des agents fédéraux lors d'une opération le 19 juin 2025 a Los Angeles. (Madison Swart/Hans Lucas. AFP)
Publié le 20/01/2026 à 5h25

C’est devenu une scène presque habituelle aux Etats-Unis. Un pick-up banalisé s’arrête dans une rue pavillonnaire, quatre agents des gardes-frontières masqués et armés en descendent et s’approchent de deux garçons de 16 ans marchant à côté de leur vélo. «Vous êtes d’où, vous êtes citoyens américains ?» interrogent les agents fédéraux. «Je suis né ici», répond un des deux ados, qui n’a pas de pièce d’identité sur lui. «T’en as pas ?» demande l’agent, avant de se tourner vers son collègue : «Tu peux lui faire une reconnaissance faciale ?» Le second saisit son téléphone et tire le portrait du jeune, avant que la vidéo ne coupe.

La séquence, vraisemblablement filmée près de Chicago à l’automne, illustre à quel point la reconnaissance faciale, comme d’autres outils numériques de surveillance, est devenue un réflexe chez les agents chargés de la lutte anti-immigration

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