Vous ne ferez pas dire à l’exécutif qu’il n’a pas respecté le dialogue social dans le débat sur la réforme des retraites. Emmanuel Macron a lui même défendu cet argument… pour justifier, en partie, le fait de ne pas recevoir les organisations syndicales qui en avaient fait la demande jeudi. «Le gouvernement a travaillé pendant plusieurs mois avec l’ensemble des partenaires sociaux et des groupes parlementaires pour élaborer un projet de loi qui tienne compte de ces discussions. Suite à ces concertations […] de nombreuses évolutions ont été apportées au projet initial», a-t-il assuré justifiant ainsi son refus. Pour rappel, trois cycles de concertations avaient été organisés au ministère du Travail avec les organisations syndicales, entre octobre et décembre, sur la réforme des retraites. En plus de l’abandon du recul de l’âge de départ à 65 ans, «d’autres avancées ont également pu être réalisées sur la prise en compte de la pénibilité, des carrières longues, de la revalorisation des petites retraites et de l’emploi des seniors», a-t-il ajouté, dans ce courrier du 9 mars,
CheckNews
Retraites : le projet de réforme adopté intègre-t-il vraiment des revendications syndicales, comme l’affirme le gouvernement ?
Réservé aux abonnés
Malgré la forte opposition des centrales au projet de réforme, l’exécutif affirme avoir pris en compte certaines de leurs demandes. «CheckNews» décrypte les vraies avancées… et les fausses.
Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 15 mars 2023. (Ludovic Marin/AFP)
ParEmma Donada
Publié le 15/03/2023 à 18h17
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus
CheckNews