«Trump n’a aucune limite. Il peut tout couper. Il l’a déjà fait.» Dimanche 18 janvier, Aurore Lalucq lançait cet avertissement sur X. L’eurodéputée Place publique, qui préside la commission des affaires économiques au Parlement européen, y demandait «solennellement à la commission et aux gouvernements de travailler en urgence à un plan B».
A quoi pense l’élue quand elle écrit que le président américain a «déjà» tout coupé ? Sans doute aux magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), dont le Français Nicolas Guillou, placés sous sanctions américaines en août, sur fond de désaccords avec les décisions rendues par cette juridiction. Depuis, les juges de la CPI n’ont plus accès aux services de Microsoft ou d’Amazon et ne peuvent plus recourir aux moyens de paiement rattachés à Visa ou Mastercard. Ils sont ainsi condamnés à une cure numérique forcée et se voient obligés de quasiment tout régler en espèces.
Les mêmes blocages pourraient-ils être étendus à l’ensemble d’un pays, voire d’une communauté de pays comme l’Union




