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Libération

D’un communiqué de Fadela Amara

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Publié le 31/10/2008 à 6h51, mis à jour le 31/10/2008 à 6h51

Estoc = Destop

Donc, sur le tard, vendredi dernier et via un communiqué à l'AFP, Mme Fadela Amara fit savoir urbi et orbi qu'à propos de cette récurrente affaire de sifflets contre la Marseillaise, elle n'avait pas suggéré que les siffleurs fussent traités «à coup de Destop» (déboucheur d'éviers, chiottes et canalisations diverses), mais «d'estoc» (No Smoking du 24 octobre). «J'ai, dit-elle, utilisé une métaphore sportive désignant un coup porté par la pointe. (…) Je l'ai précisément choisi pour montrer que je ne souhaite absolument pas me «débarrasser» du problème comme le laissent entendre certains journalistes.»

C'est bien volontiers, tant nous est étrangère «la volonté de nuire» qu'elle nous prête, que nous donnons acte à la sous-ministre iconique de «l'ouverture» de sa laborieuse mise au point et ce, sans la chicaner sur le sens de son propos confus. Car elle change quoi, au juste, sa bredouillante mise au point ? Si l'électrochoquant Taser, cette gégène (1) confiée aux flics et aux pandores, reste une meurtrière arme de poing, quelle différence entre le fleuret, arme d'estoc par excellence, et la matraque, arme de taille, quand il est question de mater les stades et les quartiers siffleurs ?

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, non ?

Imparfait du subjonctif = pédé

Dans l'ordre sarkozyen, Fadela Amara communique, ne fait guère que cela, et si bien qu'elle nous refourgua mardi, dans ces pages même et sous forme de tribu

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