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Libération

Inspirer, souffler…

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Publié le 07/11/2008 à 6h51, mis à jour le 07/11/2008 à 6h51

Optimisons

Eh bien, décidément, non… Au risque de cruellement décevoir tous ceux qui croient vraiment (les idiots !) que «l’antiaméricanisme» - dont on cherche encore ce qu’il peut bien signifier - serait consubstantiel au «gauchisme» qu’ils voient partout, on ne dissimulera pas ici le plaisir qu’on prit mercredi à contempler et partager l’émotion que suscita l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis d’Amérique.

Le bonheur, c'est parfois simple comme une évidence, et ça ne se chipote pas. Que, lobotomisés par huit années de busherie ayant laissé le pays dans l'état que l'on sait, ses citoyens se soient activement mobilisés, dans ces proportions, pour redonner sens et vie à une démocratie électorale vacillante constitue une sorte de miracle qui justifie qu'on y croie, envers et contre tout. Quoi qu'il arrive demain, que le président élu parvienne ou pas à juguler ces forces qui ont fait des territoires les plus riches du monde la nation la plus inégalitaire du monde, restera ceci : l'élection de l'être autoproclamé noir Barack Obama aura été. Elle vaut désormais pour la planète entière, légitimant rétrospectivement tous les combats fondés sur la foi en le progrès de toute l'humanité.

Il était temps, me disait Edward, mon commensal californien à ce festin télévisé, en prenant conscience que, pour la première fois de sa vie (il a 54 ans), il avait voté pour un candidat. Et comme, sur le coup de six heures du matin, je lui demandai

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