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Libération

De même en pire

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Publié le 09/01/2009 à 6h52, mis à jour le 09/01/2009 à 6h52

Vent d’hiver

Et ainsi que s’acheva 2008 s’entame 2009, mais en plus fébrile, plus tendu, dans le sentiment bien partagé, désormais, d’une répétitive et lancinante fuite en avant. Un je-ne-sais-quoi de pas fini, de pas maîtrisé, et pour tout dire, de salopé, plombe plus que jamais les fleurs en berne d’un septennat qui ne produit plus que la caricature de sa caricature. Et plombe de même le chroniqueur, contraint - même cause, mêmes effets - aux redondances. C’est épuisant.

Une mouche - appelons-la Nicolas Sarkozy - vrombit. Son coche embourbé dans le marais de ses promesses, voici l’insecte dépourvu réduit à bourdonner contre la vitre de ses mensonges. Il s’y cogne avec une pathologique obstination, au point que, mesurant soudain l’ampleur des dégâts, on voit de ses partisans même, qui d’un revers de main longtemps tentèrent de lui faire franchir le cadre, se découvrir le rêve fol et furtif de l’y écraser. Il y a du Néron dans ce Sarkozy-là, dont les courtisans se délitent dans une panique que seule la peur du prince tempère, quand leurs proclamations d’allégeance sonnent un creux mécanique. Et tandis que lui, le chef suprême que le souffle de certaine crise a réduit à cheffaillon, court encore après ses chimères, eux, les reines d’un jour et les dupes d’une saison, se prennent à douter.

Brise de fronde

A l’Assemblée, ils geignent contre l’irresponsable dont la frénésie réformatrice les a mis sur le flanc, leurs électeurs en émoi et leurs circon

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