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Libération

Eric Besson, comédien ou martyr ?

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Publié le 13/03/2009 à 6h54, mis à jour le 13/03/2009 à 6h54

L’homme qui ne sourit pas

Est-ce l’ouverture du salon du Livre qui les mit dans cet état ? Que de mots, que de mots ! Ceux de nos gouvernants donnèrent cettesemaine à la gestion des affaires une tournure étrangement décalée, une respiration comme haletante, à l’heure où la culture autant que les libertés - celles-ci ayant volontiers à voir avec celle-là - sont simultanément mises à mal. Plus gravement, ces mots, qu’ils fussent de rien ou excessivement polémiques, dégagèrent l’impression puissante de produire, sur fond de crise des écoles et de l’université (entre autres), plus de vent que de sens.

Mieux que l'anecdotique lecture des Mots (1), justement, de Sartre, par Nicolas Sarkozy, mieux même que la qualification de «macoutes» adressée à nos camarades guadeloupéens du LKP par le porte-flingue présidentiel Frédéric Lefebvre, la palme à la querelle que fait au réalisateur Philippe Lioret, pour son film Welcome (Libération du 11 mars), le néo-ministre de l'Identité nationale Eric Besson. C'est un cas étrange que celui du compliqué monsieur Besson, qui depuis longtemps nous trouble. Depuis son ralliement à l'ouverture sarkozienne, l'ex-secrétaire national à l'économie du Parti socialiste porte comme une croix son destin de traître emblématique ; sa promotion, en janvier, à la direction du parti UMP, loin d'arranger ses affaires, ne lui fit que quelques ennemis de plus chez ses nouveaux amis. A l'observer en successeur de Brice Hortefeux, on sent l'homme déterminé à t

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