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Libération

Suite Royal, le retour de la refoulée

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Publié le 20/11/2009 à 0h00

C’était donc à Dijon, en fin de l’autre semaine et au prétexte d’éducation, que se mijotait le énième service de la tambouille «grande alliance». En ce roboratif pot-au-feu électoral mijotent depuis presque trois années un morceau de bœuf socialiste et des légumes centristes trempés dans un bouillon écologique, au feu très doux d’une très minoritaire fraction communiste. On sait l’affaire : François Rebsamen, député-maire local et préposé à la moutarde reçut, parmi d’autres, sa camarade Ségolène Royal, venue rappeler qu’elle avait la première concocté, lors de la campagne présidentielle de 2007, la recette du socialo-centrisme. Vincent Peillon, moyen jeune cacique du PS préposé ce jour-là aux fourneaux, s’en offusqua. On mangea froid, on digéra mal, et il fut peu question d’éducation ; et à peine du «pass contraception» que la présidente de Poitou-Charentes est en train d’instaurer dans les écoles de sa région et qu’elle avait apporté avec elle, en guise de dessert.

Si l'on file ici la métaphore culinaire, c'est que ce nouvel épisode du naufrage de ce qui voudrait constituer une opposition donna lieu à des comptes rendus qui, prétendant réduire Royal au stéréotype de son genre, nous en rappellent d'autres. Pour mesurer la pérennité des vieux démons sexistes, aussi naturels chez le personnel politique mâle, vieux et blanc, que la beauferie raciste aux lèvres de Brice Hortefeux, on ne citera que cette saillie de Christophe Madrolle, délégué du Modem de Bayrou et invité officiel

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