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Libération

Non

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Publié le 31/12/2009 à 0h00

A deux reprises lors de cette décennie, les Français ont dit non. La première fois, il s'agissait de barrer la route de l'Elysée à Jean-Marie Le Pen, qualifié, le 21 avril 2002, pour le second tour de la présidentielle au détriment de Lionel Jospin. Le lundi 22, Libération publiait en une la photo du vieux chef de l'extrême droite, ses yeux semblant perdus dans l'incompréhension de ce qui lui arrivait, barré des trois lettres N-O-N. Un service rendu aux tenants des valeurs républicaines, puisqu'ils ont été des millions à se saisir de cette une pour en faire des pancartes. Notamment le 1er mai, où un nombre record de manifestants défilaient en France contre l'hydre frontiste. Et ainsi Jacques Chirac fut-il réélu… Aisément. En se retirant ce 21 avril de la vie politique, Lionel Jospin a laissé de nombreux orphelins. Comme un séisme, ce départ a eu, jusque maintenant, de multiples répliques, secouant des socialistes qui peinent à définir stratégie et projet sur fond de crise de leadership. Mais ce qu'il y a à retenir de ce coup de tonnerre d'avril 2002, c'est la persistance d'idées nauséeuses qui imprègnent les débats d'aujourd'hui. A ce titre, la volonté de Nicolas Sarkozy et de son bras armé, Eric Besson, un ex-socialiste, de contraindre la société française à débattre de l'identité nationale, témoigne de l'envie du pouvoir de préempter les idées d'extrême droite.

L’autre non, celui du 29 mai 2005 contre la Constitution européenne, s’est aussi tenu dans u

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