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Libération

PS : de postures en impostures, d’errances en déshérence…

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Publié le 22/01/2010 à 0h00

C'est une poussée de fièvre ou un tremblement de terre ? Le «frémissement» de l¹opinion qu'évoqua la semaine dernière la gent sondagière à l'endroit de sa première secrétaire nous a mis le Parti socialiste, dont le réveil supposé se révèle cacophonique, sens dessus dessous. On avait laissé Martine Aubry, flamberge au vent, entrer d'une drôle de façon dans le débat bessonnien en dégainant pour la énième fois, trente ans après sa formulation, la 80e des 110 propositions du candidat Mitterrand à la présidentielle de 1981, relative à l'hypothétique droit de vote des immigrés aux élections locales.

Vincent Peillon dut prendre cette initiative médiocrement opportuniste pour l'appel au déclenchement du matin du grand soir. Son pas de deux de l'autre jeudi (singerie tactique aussi fabriquée que la sortie du maoïsant Maurice Clavel - «Messieurs les censeurs, bonsoir !» - en 1971), qui le vit réclamer la tête d'Arlette Chabot au bout d'une pique, a contraint la première secrétaire à mettre de l'eau dans son rosé. La patronne de la rédaction de France 2 s'en trouve puissamment confortée, et à Peillon, les socialistes ne disent pas merci.

L'indignation de Peillon n'étant décidément pas à la hauteur des émoluments pluriels d'Henri Proglio, Martine Aubry aurait pu passer à autre chose, si Jacques Julliard n'était venu remettre la confusion sur le tapis. C'était lundi, le 18 janvier, dans Libération, un Rebond intitulé «Vingt thèses pour repartir du pied gauche»,

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