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Libération

Parle à ma main

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Publié le 24/04/2010 à 0h00

Pour les 83 ans de Charles Pasqua, le 18 avril, les juges de la Cour de justice de la République ont organisé un étonnant anniversaire. Sa comparution pour divers délits présumés : abus de biens sociaux et corruption passive. En français : un gros soupçon de «par ici la monnaie». Un bonheur n’arrivant jamais seul, quel délice de retrouver, sur les ondes radiophoniques, la voix et surtout la sonorité de cette sorte de Tonton M’écoute de la vie politique française depuis… Non, vous n’étiez pas encore né (ou si peu) que déjà Pasqua.

A cette image prise en 2008 lors d'un autre procès dit de l'Angolagate (une affaire de ventes d'armes à l'Angola), il manque donc l'essentiel : «l'assent» ! Celui que chanta l'incoulable Mireille Mathieu, celui «que l'on prend en naissant du côté de Marseille» (ou presque : Pasqua, Charles, né le 18 avril 1927 à Grasse, Alpes-Maritimes). Donc, on peut imaginer sans peine l'échange entre Charles Pasqua et les médias à la sortie du tribunal. «Allons messieurs de l'ORTF (Pasqua ne s'est jamais remis tout à fait des joies du gaullisme), un peu de dignité», «il faut raison garder», «un cochon n'accouche pas d'une vache», et autres aphorismes, plus connus sous le nom de «la petite phrase», aujourd'hui devenus coutume mais dont Charles Pasqua fut un des principaux inventeurs bien avant que Raffarin ne raffarine et que Chirac n'abracadabrantifie.

Cela pour dire la partie jôôôviâââle du problème, sa face Fernandel, façon Barnabé, le film et s

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