Offusqué, sans doute, par peu de lignes d'une récente chronique qualifiant l'accord conclu entre la Ville de Paris, l'UMP et Jacques Chirac de «petit arrangement pas très moral et pas très digne», not' maire nous adressa une missive courtoise. Il nous y disait sobrement ce qu'il répète dans tous les micros, après que les groupes PS, UMP, PCF et Nouveau centre ont comme un seul homme entériné l'immunité de Jacques Chirac (Libération du 28 septembre) pour une part de ses trafics multiples. Donnons acte à Bertrand Delanoë qu'il nous épargna les couplets relatifs à la justice qui n'est pas une «vengeance» et à l'ex-président de la République qui serait un contribuable comme les autres. Sa première adjointe, Anne Hidalgo, servit partout ces sornettes, admettant toutefois du bout des lèvres et sur France Inter, que des électeurs puissent être «impactés» (!) par l'hypothèse de «l'arrangement».
Bertrand Delanoë, lui, n'a pas été «impacté». S'obstinant à parler de «protocole d'indemnisation», l'édile, qui passe pour honnête homme, nous la joue droit dans ses mocassins juridiques. Il évoque le précédent Blondel (de FO) dont le chauffeur avait été rémunéré sous Chirac par la Ville, laquelle, remboursée sous Delanoë, s'était retirée de la partie civile lors du procès en correctionnelle. L'argumentaire est arithmétiquement bel et bon, méticuleusement procédurier, mais politiquement affligeant et un tantinet spécieux. C'est que, à l'heure où l'o




