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Libération

Parlez-nous d’alliances, maintenant, mais à gauche!

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Publié le 14/10/2011 à 0h00

D'abord, prendre et donner acte : dimanche dernier, la gueule de Copé, ressassant ses «éléments de langage» arithmétiques pour gausser «4 %» de participants au processus de désignation du candidat du PS à la prochaine présidentielle, valait le zapping et le détour. De là à se déplacer dimanche prochain pour glisser dans l'urne rose un bulletin blanc ou nul, à seule fin de faire nombre et la nique à Morano…

Donc, les sondeurs et les sondés, œuf et poule de la démocratie électorale exacerbée comme un plébiscite, ont qualifié comme prévisible et dans cet ordre François Hollande et Martine Aubry pour un second tour de tous les dangers, au point que même l'oracle définitif de ces choses (je veux parler de notre «excellent confrère», comme on dit, Alain Duhamel) pronostiquant dans ces pages que «La guerre des Six n'aura pas lieu», Libération du 6 octobre) reconsidérait hier son optimiste pronostic.

N'était la nécessaire sauvegarde des apparences, caricaturale lors du débat de mercredi, on voit mieux qu'une guerre a lieu bel et bien, d'égaux plus que de héros, certes, qui oppose deux finalistes pourtant d'accord sur l'essentiel : leur programme commun, en quoi le camarade Bruno Amable identifie «la promotion de réformes économiques et structurelles visant à (r)établir un modèle économique dont la faillite s¹est soldée par la plus grande crise depuis 1929.» (Libération du 11 octobre) C'est évidemment la limite de l'exercice. Qu'elle soit entretenue,

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