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Libération

La une qui fait parler

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Publié le 04/01/2012 à 0h00

Retour sur la une de Libération hier, qui fit tant parler. En lisant La Civilisation du journal (Nouveau monde éditions, sortie le 5 janvier), cette passionnante et monumentale histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle, on s'aperçoit que l'une des fonctions premières des journaux, en plus d'informer, fut de donner forme au débat public. Beaucoup plus prosaïquement : alimenter la grande conversation quotidienne des lecteurs. Un journal, ça fait parler. Aux temps fondateurs du papier, ça ne s'appelait pas encore un «réseau social» mais la pratique est déjà là et elle est partie intégrante de l'expérience du journal. Que Libération suscite la discussion, la controverse, le «tweet clash», voire le détournement de la part des nerds de l'UMP (lire ci-contre) est donc une bonne nouvelle pour la presse en général. Qui ne fait plus la une que lors des funérailles de certains de ses titres.

En première page de Libération hier, il y avait donc du texte. Beaucoup de texte. Et pas d'image. C'est notre réponse à l'accusation, souvent justifiée, il faut le reconnaître, de réduire la politique au jeu des petites phrases. Notre choix fut, au contraire, et dès la une, de rendre l'écriture politique à son ampleur. D'autant que le texte de François Hollande, à ce stade de la campagne présidentielle, était en lui-même un événement. Sur le fo

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