C'était lundi à l'usine et, parmi les collègues, ça allait comme un lundi, un peu plus énervé qu'à l'accoutumée, cependant, par la double perspective, à mi-journée, de la présentation par Laurent Joffrin de son plan pour Libération et, surtout, à vêpres, d'un 8e de finale de Coupe du monde de football d'autant plus appelé à mobiliser les énergies qu'il impliquerait «les Bleus». Etaient-ils taquins, ce matin-là, les collègues préposés au desk foot, qui depuis trois semaines mangent et dorment et éditent foot dans ce corner du 7e étage où le journal est devenu concours de pronostics. Alors, quand l'un d'eux me suggéra de pisser quelques feuillets de compte rendu de la dernière livraison de la revue Mouvements (1) consacrée à cette paradoxale mais pertinente question : «Peut-on être de gauche et aimer le football ?» il emporta toute la bande - pardon… la Libé Team - dans un tonitruant éclat de rire. Et pourtant…
Désolé, les gars ! Le sujet est bel et bon mais, soucieux de ne pas rouler sur les plumes du Dr Garriberts (voir leur chronique En pleine lucarne de mardi) et travaillé comme un coup franc arrêté, il rebondira mieux dans No Smoking qui, pendant des années et de manière certes un peu radotante, n'aura cessé de se demander ce que c'est «être de gauche». Po




