Ce devrait être fin octobre fin de partie pour le chroniqueur, qui revisitera d’ici là sa perception d’un quart de siècle de révolutions culturelles à Libération, et les raisons bonnes et mauvaises qui firent et défirent No Smoking.
Ah, le sport, ses valeurs définitivement «apolitiques» et ses certitudes de moins en moins glorieuses… Ah ! le sport, tel que célébré ce dimanche d'août sur un plateau de télévision, à l'heure de la clôture des championnats d'Europe d'athlétisme de Zurich. La colo des médaillés nationaux y fut fêtée par ses parrains du service public, ceux-ci et ceux-là rentabilisant de conserve leur gloire éphémère dans d'obscènes effusions. En haut à droite de la photo de famille, à la marge et presque hors champ, la figure au sourire incertain de Mahiedine Mekhissi, double vainqueur des 3 000 mètres steeple et 1 500 mètres plat, ravivant mille souvenirs de ce que le sport, à Libération, avait été, et le pressentiment de ce qu'il ne serait plus.
On sait que la première de ces deux performances surtout fit parler (un peu), après la disqualification du demi-fondeur coupable d'avoir désenfilé son maillot pour célébrer une victoire acquise dès avant l'ultime ligne droite. Comportement «antisportif», répondirent les juges, comptables-épiciers d'un règlement dont on voyait mal la raison d'invoquer la lettre plutôt que l'esprit. En la matière, songeant notamment aux roulements de biceps des sprinters bobybuildés sur le «on your marks» du 100 mètres plat, on croyait en avoir vu d'autres. Bien convaincu que la performance survivrait à l'absence de breloque censée l'attester, j'aurais pu en rester là et oublier l'anecdotique incident. C'était avant de me souvenir de quoi




