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Libération

Révo’ cul’ à «Libération» (épisode 5)

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Publié le 02/10/2014 à 18h16
Ce sera fin octobre fin de partie pour le chroniqueur, qui revisitera d’ici là sa perception d’un quart de siècle de révolutions culturelles à Libération, et les raisons bonnes et mauvaises qui firent et défirent No Smoking.

Mais qu'est-ce que c'est que cette «crise du politique» dont sans cesse on nous bassine ? Et pourquoi crise du politique, plutôt que de la politique ? Pourquoi cette substantivation qui, telle celle de l'adjectif «intellectuel», brouille le sens, et toujours dans celui de la dépréciation ? On sait que la crise des choses passe surtout par celle de leur nomination ; depuis que la politique n'est plus au premier chef l'expression militante d'une conviction, c'est devenu n'importe quoi, comme disent les mômes. De ce qu'il en reste, on dit que le citoyen se lasse, se détache et s'exaspère.

Le paradoxe est que la politique (en gros, le gouvernement de la cité et de l'Etat), même en ses nécessaires oripeaux partisans, et plus encore que la Culture, fut toujours à Libération l'enfant chéri. Originellement traitée avec la défiance qu'induisait une distance encore «libertaire», elle est devenue l'enfant roi, et son service objet de toutes les attentions de toutes ses hiérarchies, dans son éditorialisation d'abord, puis au Café du commerce de multiples plateaux radio et télé. En avons-nous assez rigolé, lorsque les Guignols de l'info des broadcasting 90's nous faisaient encore rire, de Sergio entonnant avec Philippe Alexandre, pochtrons comme cochons, le célèbre refrain «Poire et cahouètes» de leur complicité madrée, mais assumée ! Devenue bientôt connivence, cette proximité fédère aujourd'hui toute la «grande» presse, dont les édit

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