Anotre grand soulagement, on a appris, il y a quelques semaines, que Rachida Dati allait avoir assez d’argent pour nourrir sa fille en attendant le retour en fanfare de Nicolas Sarkozy. La justice vient de condamner le milliardaire Dominique Desseigne à devenir le père de l’enfant de l’ancienne garde de Sceaux et à lui verser une rente de 2 500 euros par mois.
On dira qu’il n’y a pas de quoi se lamenter : Dominique Desseigne peut largement payer cette modeste pension. Et on ajoutera que les quelques aventurières qui, pour accrocher un milliardaire, profitent de la faveur des lois ne remettent pas en cause leur pertinence.
Dans ce type d’affaires, rares voire abjects, sont les arguments. On dit : «Les hommes n’ont qu’à faire attention». Par cette petite phrase on signifie : qu’ils mettent un préservatif s’ils ne veulent pas le regretter. Or, toute la question est là.
A l’époque, les antiavortements disaient la même chose des femmes qui tombaient enceintes contre leur gré. Les salopes n’avaient qu’à faire attention, prendre la pilule ou exiger de leur partenaire un préservatif. On nie, ainsi, aux hommes ce que l’on accorde désormais aux femmes. Plus précisément, au moment même où l’on a octroyé à ces dernières le droit d’avorter, on refuse aux hommes le droit de ne pas être pères des enfants qu’ils ont conçus. Dans un tel contexte, l’avortement n’est plus un dispositif d’égalité mais de discrimination sexuelle. Pour les femmes, le sexe n’est pas synonyme de procréation obligée al




