Ouf ! Nous voilà rassurés. Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis croit en la possibilité d'un compromis sur le travail du dimanche. A condition que le repos dominical demeure la règle et que des compensations soient accordées aux salariés qui, par exception, n'en bénéficieraient pas, alors oui, dit-il, «on va discuter» et «les socialistes se retrouveront».
Ouf ! La gauche est sauvée. Le Parti socialiste n'explosera pas sur la question des cinq ou douze dimanches ouvrés mais, trêve d'ironie, si la gauche française en est là, si ses compromis se cherchent sur de si petites choses alors que les gauches reculent dans toute l'Europe et que de nouvelles extrêmes droites s'y musclent, alors, oui, «la gauche se meurt», comme le craint, lui, Julien Dray.
«Il y a urgence», disait-il le week-end dernier, mais le problème est qu'il faudra longtemps pour inverser la tendance car la gauche souffre de tant de maux à la fois que son rétablissement ne pourra qu'être lent. La gauche, la gauche européenne et non pas seulement française, est à réinventer car il ne reste à peu près rien de ce qui avait fait sa force. Il n'y a plus ou presque de forteresses ouvrières dont les effectifs soient si nombreux, la production si essentielle et les syndicats si puissants, qu'elles puissent faire plier patronats et gouvernements. La gauche et les syndicats ne peuvent, de toute manière, plus imposer d'amélior




