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Libération

Ce que la démocratie doit à «Closer»

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Publié le 26/12/2014 à 17h06

S'il y a un organe de presse qui devrait être récompensé pour sa contribution à la démocratie en 2014, c'est bel et bien Closer. Passant outre l'omerta que les médias font régner sur la vie privée de la classe politique, ce magazine n'a cessé de montrer, à quel point, cette question est précieuse pour le débat démocratique.

Certes, il ne s'agit pas de dénoncer des comportements illégaux ou immoraux, blâmables aux yeux de tous. L'essentiel est que le dévoilement de ces histoires privées permet à tout un chacun de se faire une opinion personnelle sur les affaires en cause. Qui plus est, une opinion politique. L'affaire Hollande - Trierweiler est, à cet égard, très paradigmatique. Loin d'avoir été l'objet d'un jugement univoque par les citoyens, ces derniers ont eu l'impression de mieux connaître leur président en reliant, chacun à sa manière, ses comportements amoureux et politiques. Tout aussi fondamentales sont les récentes révélations de Closer à propos de l'homosexualité du numéro 2 du Front national, Florian Philippot.

En effet, qu’un parti farouchement hostile au mariage pour tous et admirateur du régime homophobe de Poutine soit dirigé par un gay est aussi rocambolesque que si l’on apprenait que le principal conseiller de Marine Le Pen était un Sénégalais polygame sans papiers. On pourrait parier que les militants de base du Front national ne vont pas apprécier que Philippot soit homosexuel. Qu’il est inadmissible que Marine ait laissé s’infiltrer, aux p

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