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Interview

Claude Berri «Pas moins de10 millions d'entrées».

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Le producteur, Claude Berri, précise ses objectifs et revient sur le montage financier.

Publié le 03/02/1999 à 23h35

Claude Berri, 65 ans, venu au cinéma par la mise en scène avec le Vieil Homme et l'enfant (1967), s'est rapidement tourné vers la production. Son nom et celui de sa maison de production, Renn Films, sont associés à quelques-uns des plus lourds projets du cinéma français: Tess de Roman Polanski, l'Ours et l'Amant de Jean-Jacques Annaud, Jean de Florette et Germinal qu'il réalise lui-même, la Reine Margot de Patrice Chéreau.

Quelle fut la genèse du projet «Astérix»?

Il y a trois ou quatre ans, mon fils m'a suggéré la production d'Astérix. Sur le moment, j'étais dubitatif. En vérité, je n'avais pas lu les albums et je ne les ai toujours pas lus! Il y avait donc ce handicap et un préjugé: quel que soit l'album, je n'étais pas convaincu par l'idée d'adapter une BD.

Même s'il ne fait pas partie de votre culture personnelle, «Astérix» n'est-il pas un film de producteur, au sens hollywoodien du terme?

280 millions d'albums, ce n'est pas rien. Mais il fallait être sûr de pouvoir réaliser des choses surréalistes. J'ai demandé à Pierre Grundstein, producteur exécutif, si on pouvait transposer à l'écran tout ce qu'on lisait. La réponse a été positive.

Comment s'est organisé le montage financier de l'opération?

Je savais que le film allait coûter cher mais on pouvait compter sur la notoriété d'Astérix. J'évaluais le film à 200 millions de francs. Quand je dis fabrication, j'inclus les salaires de tous les participants, à l'exclusion des frais généraux et du salaire du producteur" C'est à Cannes en 1997 qu'on a annoncé le projet. Je savais aussi qu'en Allemagne Astérix avait vendu 90 millions d'albums. J'avais à peu près la certitude que les Allemands mettraient de l'argent. Dans quelles proportions? Je l'ignorais encore. A

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