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Mano a mano post-Mao

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La relève chinoise critique la «génération 1982», de Chen Kaige à Zhang Yimou.

Publié le 08/05/2002 à 23h24

Pékin de notre correspondant

Deux livres, des pages entières dans les journaux, des émissions de télévision... Les «20 ans» de la promotion 1982 de l'Institut du cinéma de Pékin ne sont pas passés inaperçus en Chine. Sa composition, il est vrai, ressemble à un palmarès de festival : Zhang Yimou et Chen Kaige, les deux cinéastes chinois les plus connus dans le monde, mais aussi les réalisateurs Tian Zhuang-zhuang, Li Shaohong, He Qun, le chef opérateur Gu Chang-wei ou les comédiens Zhang Tie- lin et Zhang Fong-yi... C'est une page d'histoire du cinéma chinois contemporain qui se trouve concentrée dans cette promotion-là : celle de la «cinquième génération». Pour leurs 20 ans, ils se sont d'ailleurs retrouvés récemment à plus d'une centaine dans un grand hôtel pékinois assiégé par la presse et la télévision.

Côté dérision, ils se sont attribué des prix, comme dans un festival, Tian Zhuang-zhuang, qui vient de tourner un nouveau film après une longue interruption, se voyant récompensé par celui de la «vie la plus dure». «C'est parce que je suis arrivé mal rasé et mal habillé», dit-il. Rien à voir, donc, avec ses déboires avec la censure ou sa longue traversée du désert... Côté studieux, ils ont créé un fonds pour aider à l'enseignement du cinéma, et se sont interrogés sur le devenir de leur métier dans une Chine en pleine transformation.

«Produit du drame». Ce coup de projecteur tombe à pic : plusieurs d'entre eux, notamment Zhang Yimou, Chen Kaige et Tian Zhuang-zhuang, s'apprête

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