Revoilà donc une longue marche animée vers la Terre promise où les animaux n'en font qu'à leur tête. Ces dernières années n'ont pas été chiches en épopées préhistoriques, en deux et trois dimensions : du Petit Dinosaure et la vallée des Merveilles de Don Bluth (1989) au Dinosaure de Ralph Zontag et Eric Leighton (un Disney digitalisé de 2000). Mais Chris Wedge, le catalyseur de l'Age de glace, sans renier pour autant son attachement à l'art et à l'humour, se situe plus résolument, au plan narratif, du côté de la comédie en live, voire des buddy stories à la manière de John Ford. Car l'Age de glace est un film d'action et d'aventures où, confie-t-il, «l'animation, impliquant l'exagération, permet d'aller plus loin dans l'expression, puisque le traitement synthétique en trois dimensions estompe les frontières entre le réel et l'imaginaire... On va au-delà du réalisme par la crédibilité dans un surcroît de fantaisie, de fantastique.»
Tellurique. Cette odyssée malheureuse est occasionnée par un crétin de rongeur provoquant des craquements cataclysmiques de la calotte gla cière, 20 000 ans avant notre ère. Une tribu de bipèdes, en bisbille avec un clan de féroces félins, est impliquée dans ce tohu-bohu tellurique où interfèrent toutes sortes de bestioles, piétinées par de plus grosses dans la tourmente. Désespérant de sauver son bébé pourchassé par un tigre à denture de sabre, une humaine maman a juste le temps de l'abandonner à une trompe salvatrice. C'est l'ombrageux Manfred, ma




