Menu
Libération

L'interactivité s'active

Réservé aux abonnés

Souris et grand écran s'associent pour trois courts métrages.

Publié le 15/01/2003 à 21h49

Nul ne conteste le statut de cinéphiles aux fondus du DVD, amateurs de films saucissonnés, enrichis de con tenus inédits. Tout le monde se fout que l'intimité de la projection change la perception d'un film. Changez «DVD» en «cinéma interactif», et l'on va crier à la trahison du cinéma. Le festival Nemo, qui depuis cinq ans se distingue par son ouverture aux «images expérimentales» sans être accusé de vouloir tuer le cinéma, entrouvre la porte de la fiction interactive avec «Sens dessus dessous» (1). La rencontre-prototype entre le cinéma et l'Internet, orchestrée par Beaubourg, Arte et les films du Petit Poisson, a débouché sur trois courts métrages signés par de jeunes cinéastes (Libération du 24 avril 2002).

Ces films ont été projetés en avant-première devant des gens de cinéma. Comment concilier l'interactivité avec l'écran géant ? Les organisateurs ont joué la carte de la démo, demandant de manipuler la souris en direct. Expérience cocasse et déroutante : les cinéphiles ne comprenaient rien à la navigation (difficile dans le noir d'identifier les effets des mouvements et des clics du curseur), les internautes étaient frustrés comme des enfants devant une sucette en images de synthèse.

Sandwich. L'écriture multimédia ouvre une multitude de pistes pour le cinéma : les scénarios sont con struits en sandwich (pour chaque personnage, trois niveaux: pensées, rêves, actions), l'aléatoire est intégré, le temps et l'espace remodelés, l'image métamorphosée, fragmentée ou réinventé

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique