Toulouse envoyé spécial
Ce n'est pas pour rien que le meilleur festival français de cinéma latino-américain s'appelle Rencontres (1). On n'y croise pas seulement des films remarquables, mais également des personnalités. Ainsi, cette année, le président du jury s'appelle Orlando Senna. Ce cinéaste, compagnon du cinema novo brésilien, cofondateur de l'école de San Antonio de los Banos, à Cuba (avec Gabriel Garcia Marquez), est le nouveau secrétaire national de l'audiovisuel brésilien. «Après des années d'enseignement à Cuba puis au Brésil, j'avais décidé de revenir à mon métier, scénariste et réalisateur. Revenu chez moi dans l'Etat de Bahia, je m'étais remis à écrire quand il y a eu les élections, la victoire de Lula, l'arrivée de Gilberto Gil au ministère de la Culture. Il m'a appelé et m'a demandé de m'occuper de l'audiovisuel. Je ne pouvais pas refuser», dit en souriant cet homme aux cheveux gris.
Redémarrage. «L'état du cinéma brésilien n'est pas mauvais. Nous nous remettons des années 1990. Le président Color avait détruit toute l'infrastructure financière du cinéma. Sous Cardoso, son successeur, les incitations fiscales et diverses autres mesures ont permis un redémarrage. En 1999, le Brésil a produit une vingtaine de longs métrages. En 2002, il y en a eu trente-cinq, se réjouit Orlando Senna. En ce moment, entre ceux qui sont en montage, ceux qui se tournent ou sont en préparation, il y a plus de cent films en cours.»
Le réalisateur-secrétaire national n'oublie pas qu'il




