Menu
Libération

L'Argentine fait des miracles

Réservé aux abonnés

Malgré la crise, excellente cinquième édition du Bafici.

Publié le 30/04/2003 à 23h04

Buenos Aires envoyé spécial

Quand, en 2001, l'économie argentine entre dans des convulsions violentes, on ne donne pas cher de la survie du Festival du cinéma indépendant de Buenos Aires (Bafici). Et pourtant ce rendez-vous austral, né en 1999 grâce à de jeunes cinéastes, a tout de suite su jouer sa carte, celle du jeune cinéma mondial. Avec, en atout majeur, la percée du nouveau cinéma argentin. A son palmarès n'a-t-il pas déjà accroché Mundo Grua de Pablo Trapero, fait connaître les noms de Lucrecia Martel (la Cienaga) ou d'Adriano Caetano (l'Ours rouge) ? Mais comment résister au cataclysme ? Un an et demi et deux éditions plus tard, on peut constater que le festival porteño a réussi. Il a survécu, plus pauvre peut-être, mais aussi plus vif que jamais.

Sans doute doit-il ce miracle à son directeur depuis 2001, Edouard Antin, plus connu sous le pseudonyme de Quintin. S'appuyant sur le bilan du festival, ce critique enthousiaste et parfois très polémique, chef de bande dynamique, a su s'attirer le soutien d'institutions étrangères comme la Quinzaine des réalisateurs de Cannes et le Festival de Rotterdam. Il a également réussi à faire savoir aux cinéastes qu'aucun public au monde n'était aussi fervent et curieux que celui de Buenos Aires. Il a maintenu enfin le haut niveau d'une manifestation qui est désormais l'une des plus passionnantes de la cinéphilie mondiale.

Registre sensuel. La bonne volonté et l'activité de cet ouragan et de sa compagne, l'efficace Flavia, n'auraient p

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique