Vincent Gallo, on aura ta peau. Mégalo va en bateau et les met tous sur le dos lors de la conférence de presse, même ceux venus en découdre. Vincent Gallo fouette tout de même en montant les marches à 22h30. Vincent Gallo est ovationné et embrassé par Chloë. Mais où est donc la fête branchouille Vincent Gallo ce soir ? Le tragédien garagiste fera-t-il aussi la pâte à pizza ? Suffit. Stop. Silencio sur la rumeur, le potin et le communiqué de presse. On s'en fout. On a vu un film. Si. Qui nous a plu. Si. Qui nous a fait réfléchir au bonheur d'être ici. Ah ?
Cela arrive parfois, mais pas assez souvent : parfaite synchronicité entre ce qu'on voit sur l'écran et sa situation géographique, son humeur. Il faut peut-être passer par l'attendrisseur d'une gueule de bois sévère, avoir passé trop de bon temps la veille avec des amis sur O-Key Beach derrière le port, à partager l'accueil généreux et démocratique des organisateurs du festival de San Sebastian déjà fameux à Cannes depuis quelques années, sans parler de leurs divins chorizo et pata negra arriver, donc, fragilisé et somnambule à une projo à laquelle on n'avait pas prévu d'assister. Voir, en l'occurrence, le sixième film d'un réalisateur taïwanais dont on ne savait personnellement rien, dont on nous dit qu'il était avant boulanger, et qu'il joue même ce personnage aux curieux cheveux jaunes, revenu de tout, devenu patron de gargote et père de famille.
Qu'est-ce que tout ça peut bien avoir à voir avec Cannes ? Justement. Encor




