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Libération
Critique

Novateur «Demonlover»

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(DR)
Publié le 20/06/2003 à 23h28

S'il n'a pas eu l'écho qu'il méritait à sa sortie, Demonlover reste l'un des ovnis les plus curieux du cinéma français (Libération du 13 novembre 2002). Ce film, Olivier Assayas l'a lancé brutalement, après son adaptation des Destinées sentimentales, «pour réagir à l'asphyxie» que provoquait chez lui «l'idéologie de la cinéphilie française». «Je l'ai écrit, sans savoir si je le tournerais moi-même», explique-t-il aujourd'hui.

Pulsions sadiques. Le film ne se passe donc pas dans un 120 m2 du Ve arrondissement, ni dans un village du Massif central. Demonlover, film d'action à gros budget, se déroule entre Paris, Tokyo et un intrigant désert mexicain. Il s'attaque frontalement à un sujet éminemment contemporain : l'industrie dite «vidéoludique». Soit, en gros, le commerce des jeux vidéo, des mangas circulant sur les réseaux. Diane (Connie Nielsen), cadre ultrasupérieure d'une multinationale, doit négocier l'exclusivité des images pornographiques produites par un studio japonais à la pointe de la technologie. La «tueuse» en question (corps et mental d'acier) travaille également en sous-main pour une société américaine concurrente. Son plus proche collaborateur (Charles Berling) la soupçonne. Elle aussi se méfie. Son assistante (Chloë Sevigny) nourrit pour elle des pulsions sadiques et rêve d'inverser leur rapport hiérarchique. Sa partenaire en affaires (Gina Gherson, américanissime avec son T-shirt «I love Gossips») identifie en elle la rivale à éliminer. Chaque phrase, chaque re

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